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Victory 2015 : Levallois a répondu présent !

_MG_4636Photos : TZ

Dominique Maraninchi avait parlé de stress lorsque nous l’avions interviewé sur ce Victory 2015 et finalement, la satisfaction du devoir accompli se lisait sur son visage samedi soir vers minuit. Heure de la fin de son show, heure de la détente pour lui après avoir vécu plusieurs semaines difficiles. L’homme a tenu bon ! L’interrogation de la soirée tournait autour de la présence du public ? Avec 3400 personnes présentes, qui ont bravé toutes les réticences engendrées par les événement tragiques qui ont secoué la France et plus particulièrement Paris il y a quelques jours, nous pouvons dire que le pari est réussi. La grande famille des sports de combat y est allé également de son soutien : Jo Prestia, Djamel Yacouben, Angélique Piquiot, Karim Ghajji, Fabrice Allouche, Cyrille Diabate, Yves Landu, Kamel Chouaref, Gaetan Sautron, Julien Lorcy …. la liste est longue de ceux aperçu dans les travées de cette salle mythique. Tous étaient venus assister à ce grand rendez-vous parisien au parfum de nostalgie. La carte annonçait une soirée marathon mais avec le casting léché et l’organisation au millimètre, nous n’avons même pas vu le temps passé. Nous revenons sur ce show en plein essor qui n’a pas fini de grandir.

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Chingiz Allazov hors norme

Et finalement, le lots de sensations fortes attendus a bien été distribué par les acteurs de la soirée. Le championnat du Monde WAKO Pro entre Chingiz Allazov et Djimé Coulibaly a sans aucun doute placé le show dans la dimension mondiale à laquelle il aspire. Allazov est un extra-terrestre imposant une équation que personne ne parvient à résoudre pour l’instant. Pourtant Djimé a trouvé des failles avec ce « superman punch » qui est passé à de nombreuses reprises, sans oublier les crochets au corps mais le mais est de taille. Chingiz est surpuissant, explosif comme jamais ; il remise systématiquement par plusieurs coups (en poings et en jambes). Et dans les phases où il est en difficulté, il devient « border line » avec les règles, histoire de tester le mental de l’adversaire. Ca n’a en rien influencer le combat, le français a fait preuve d’un stoïcisme absolu. Il n’a pas triché avec lui-même ; mais il peut nourrir quelques regrets car il a montré épisodiquement qu’il pouvait bousculé son bouillant adversaire qui a pris toutes les reprises sur les feuilles des juges. Allazov a finalement boxé en patron laissant très peu de marge de manoeuvre au français sur lequel il a lâché de véritables missiles en jambes comme en poings, la garde haute et compacte de Djimé l’a clairement mis à l’abri d’une déconvenue. Chingiz Allazov a pris le titre parce qu’il a été le plus fort sur ce combat ; c’est la loi du ring, celle qu’il impose depuis plusieurs mois à ses adversaires. Dominique Maraninchi qui est le premier promoteur français à l’avoir fait boxé dans l’hexagone en tire une certaine fierté. Il est évident que l’aventure entre les deux hommes ne s’arrêtent pas là.

La reine Meksen

Opposée à Maria Lobo, boxeuse portugaise coachée par l’immense Dina Pedro, Anissa Meksen, accueillie par une ambiance fantastique, a prouvé qu’elle était l’ambassadrice incontournable du pieds-poings français. Ce fight était un match piège pour la française qui avait face à elle, une boxeuse rugueuse à souhait qui va finalement se perdre dans l’attitude. Car les règles ont été un peu oubliées par Maria qui écopera de deux points négatifs pour saisies répétées. Anissa qui comprend que l’épreuve de force n’est pas le game plan idéal, ressort les fondamentaux avec des chassés médians et haut, ce travail jambe avant, jambe arrière que l’on a l’habitude de voir en savate boxe française, sans nul doute possible la meilleure école pour apprendre le pieds-poings. La française n’oublie pas ses poings et avec une vraie détermination, elle trouve des failles dans la garde de la protugaise, dangereuse en contre mais aussi avec ses genoux. Au terme des trois rounds, Anissa Meksen s’adjuge une nouvelle victoire et quelle victoire ! Il faut vraiment en avoir sous le pied pour changer de tactique sans être pour le moins du Monde perturbée. Meksen fait preuve d’une intelligence de ring a démontré dans toutes les écoles.

Medhi Zatout ou la fierté d’un homme

Son coach et ami, Kamel Jemel (excusez du peu) lui avait mis la pression : c’était la victoire ou la fin de sa carrière de boxeur. Medhi Zatout était fixé et face à Yetkin Ozkul, guerrier au mental hors norme, cette pression il a su la transcender. Face à un boxeur rageur qui avait relevé ce défi dans la division supérieure, Zatout a été impérial. Très percutant en jambe et en poing, il rend coup pour coup à Yetkin compté sévèrement dans la première reprise. La deuxième reprise sera celle où tout bascule ; écopant d’un point négatif pour saisies répétées, Medhi va infligé un nouveau compte sur un crochet. Il prend l’ascendant dans cette reprise mais c’était sans compter sans la fierté de son rival qui ne va jamais lâcher et va tenter un pressing en poing dans le dernier round. Les mains en bas, Zatout provoque remise sur les charges de son rival dans une ambiance fantastique. Il s’impose logiquement aux points dans un des matchs les plus intensifs de la soirée.

Abderaman Coulibaly veut une belle

Abderaman Coulibaly voulait une revanche face à Freddy Kemayo. Et les deux hommes avaient gratifié le public d’un face à face tendu à la pesée. Coulibaly prend l’initiative et trouve d’emblée des failles en uppercut et suit bien en jambe. Kemayo surpris répond en puissance en jambes au corps et travaille bien des deux mains. Malheureusement sur un blocage, il se retrouve avec une entaille sérieuse au tibia. Fin des débats pour le corps médical qui constatent que la blessure est profonde.  Abderaman Coulibaly s’impose mais on peut clairement comprendre qu’il la voulait un succès autrement. Pour l’anecdote, sur le ring, il a demandé la belle à son adversaire.

Haida, la foudre dans les mains et les jambes.

Vainqueur du tournoi dédié au -72,500kg, le marocain a impressionné en demi finale face au français Kader El Kaamouchi. Rapidement, il trouve la faille avec un crochet magistral au foie. Compté, le français repart mais pour encaisser un middle au même endroit. Fin des débats avant de retrouver Haida en finale face au tchèque Michael Krcmar. Ce dernier s’est défait aupravant de l’américain Ian Alexander dans un match très tactique. L’ultime combat de ce tournoi ne sera pas le plus animé de la soirée puisque les deux hommes vont rester méfiant tout au long des rounds. La différence se fera dans la dernière avec un marocain percutant en poing, qui prend l’intiative pour s’imposer finalement aux points.

Bugaenko peut remercier Milanovic

Ils étaient 4 hommes à prétendre à la victoire dans l’épreuve dédiée au -95kg. Et c’est finalement, le plus léger, Igor Bugaenko, qui s’est imposé dans ce dernier carré. Opposé au roumain Claudiu Istrate, le bélarus a cassé les appuis de son opposant sans oublier de masquer les attaques avec des séries des deux mains. Il a tout de même fallu qu’il compose avec la réplique lourde en poing d’Istrate qui a fait preuve d’un fighting spirit à toute épreuve. Auparavant, le moldave Alexandru Burduja disposait non sans mal du croate Tony Milanovic. Percutant en poing, Burduja a accepté à tort d’encaisser les low-kicks de son rival du jour qui ne s’est pas privé pour tenter de briser les appuis. En vain, Alexandru s’impose logiquement aux points mais a clairement perdu la finale dans ce fight. L’articulation enflée comme jamais, il se présente face à Bugaenko amoindri. Le premier low kick aura raison de la volonté du moldave qui s’écroule de douleur. Compté il repart en boitant pour encaisser une nouvelle frappe dans les jambes qui met fin aux débats. Igoer Bugaenko s’impose rapidement aux points et peut clairment remercier Milanovic de lui avoir « faciliter le travail ».

Un début de soirée fou

Trois combats étaient proposés en opening fight et le moins que l’on puisse dire c’est que la soirée a été lancée comme il se doit par les 6 boxeurs retenus.
Jimmy Iftene et Mimoun Zahafi ont disputé chronologiquement le premier combat de la soirée. Véritable mano à mano, les deux hommes se sont livrés sans compter ; s’éprouvant tour à tour à coup de genoux mais essentiellement avec des frappes des deux mains. Au finale Jimmy Iftène s’impose aux points, sans aucun doute en offrant une dernière reprise percutante à souhait.
Aiman Al Radhi croisait enfin Mohamed Galaoui sur le ring. Les deux hommes avaient un contentieux à régler et dans la première reprise, Aiman s’emploie à marquer ses points. Très mobile, il varie bien face à un Galaoui qui rentre plus doucement dans le fight. Dès la deuxième, « Momo » se montre plus percutant notamment avec des middles de bûcheron. Al Radhi ne se laisse pas déborder mais se montre moins efficace dans les frappes. La troisème reprise, les choses se débrident un peu plus et Galaoui impose son rythme. Il signe logiquement un succès aux points.
Pavel Voronin et Pacôme Assi ont offert un des plus beaux combats de la soirée. Monstre de puissance, le premier nommé est redoutable en poing comme en jambe. Le français a plus de mal à rentrer dans le fight et ne trouve pas de solutions pour enrayer la « machine » Voronin qui a va infligé à son advversaire un knock down avec un crochet magistral. On pense que le match est plié mais c’est mal connaître Pacôme Assi qui est un guerrier hors pair. L’homme va se faire violence dans la troisième reprise, pressant constamment des deux mains, provoquant une coupure à l’arcade du moldave qui ne veut pas céder sous les coups de boutoirs. S’il subit durant toute cette dernière reprise, il s’impose logiquement aux points puisqu’il avait remporté les deux premières reprises.

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